
Parmi
les fonctions du rein, certaines sont vitales :
l’élimination de déchets toxiques et le maintien de
l’équilibre de l’eau et des électrolytes.
Lorsqu’une insuffisance rénale chronique arrive au stade
terminal, il est indispensable de suppléer les fonctions
rénales défaillantes par la dialyse ou la greffe
rénale : c’est le « traitement de suppléance
». Auparavant, les médicaments agiront sur les
conséquences de l’insuffisance rénale et tenteront
de limiter sa progression
Avant les traitements de suppléance
Malheureusement à l’heure actuelle, aucun médicament n’est capable de restaurer le fonctionnement normal des reins lorsqu’ils sont atteints de lésions irréversibles. Une bonne coordination entre le médecin traitant et le néphrologue permet de ralentir au maximum la progression de l’insuffisance rénale,
notamment en pratiquant des contrôles réguliers par prises de sang, recueil des urines et en équilibrant au mieux le traitement.
Les médicaments serviront à freiner la vitesse de détérioration du rein et agiront sur les conséquences de l’insuffisance rénale : les anti-hypertenseurs, l’érythropoiëtine, le calcium, la diététique permettront parfois de repousser de quelques mois ou années la prise en charge en dialyse. Il est aussi démontré que l’arrêt du tabac peut diminuer la progression de l’insuffisance rénale.
Les traitements de suppléance
Lorsque la fonction rénale se trouve réduite à environ 5 à 10 % de sa capacité normale, il est nécessaire de recourir à la dialyse ou à la transplantation rénale. Ce traitement de suppléance devient incontournable lorsque les complications (notamment fatigue, troubles digestifs, hypertension artérielle, oedèmes) deviennent majeures et interdisent une vie correcte. La valeur de la créatinine dans le sang est un paramètre parmi d’autres dans la décision de démarrer la dialyse.
La prise en charge conjointe par votre néphrologue, votre médecin traitant et une infirmière entraînée à la dialyse est indispensable pour envisager avec vous la méthode de suppléance préférable : l’hémodialyse, la dialyse péritonéale ou la transplantation rénale.
Ainsi le choix du traitement ultérieur sera plus facile. En fonction de votre choix à ce stade, il faudra programmer la mise en place d’une fistule artério-veineuse à l’avant-bras pour l’hémodialyse, d’un cathéter dans l’abdomen pour la dialyse péritonéale et on pourra pratiquer un bilan complet pour vous inscrire sur la liste d’attente de transplantation rénale.
La transplantation rénale, qui consiste à transplanter chez le receveur un rein prélevé sur un donneur,
est souvent impossible d’emblée car il n’est pas toujours facile de trouver rapidement un donneur.
Ainsi, quand l’insuffisance rénale est arrivée au stade terminal, seule la dialyse pourra d’abord suppléer
les fonctions rénales défaillantes.
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